[Magazine]
[exposition]
( archive exposition)


Œuvres 1971-2001

En savoir plus :

Martin Parr

/ Œuvres 1971-2001 / Martin Parr
Œuvres 1971-2001
Martin Parr

Exposition : Du mercredi 18 mai 2005 au dimanche 18 septembre 2005

Auteurs : Martin Parr.

MEP Maison Européenne de la Photographie
Téléphone (+33) 1 44 78 75 00
Site web www.mep-fr.org
Email agarzuel@mep-fr.org
5/7 rue de Fourcy
75004 Paris
France
Métro Saint-Paul ou Pont-Marie. Entrée 6,50€ (plein tarif), 3,50€ (tarif réduit). Ouvert tous les jours de 11h à 20h, sauf les lundis, mardis et jours fériés.

© Martin Parr/Magnum Photos. From the series The last resort, 1985 

La rétrospective présentée à la Maison Européenne de la Photographie retrace la carrière de Martin Parr, vraisemblablement l’acteur le plus important et le plus novateur du monde de la photographie sociale anglaise d’aujourd’hui. L’exposition composée de 150 oeuvres et de quelques installations, souligne le regard ludique, provocateur et incisif de Martin Parr. Ses reportages à West Yorkshire et Greater Manchester en noir et blanc, réalisés dans les années 70, très peu connus, plusieurs séries en couleurs, des années 80, telles que “The Last Resort” et “The Cost of Living”, lient de manière étonnante sa conscience politique croissante et son intérêt pour les sujets domestiques et anodins, et des projets plus récents tels que “Common Sense” (1999) et “Cherry Blossom”(2000), sont également présentés. “Les photographies de Martin Parr peuvent nous mettre mal à l’aise. De fait, il examine nos vies avec minutie, tournant en dérision nos habitudes alimentaires, vestimentaires et touristiques. Pour certrains, il exploite notre manque de goût et de jugement dans des photographies sans fard et, ces dernières années, met en lumière par des choix chromatiques éclatants nos menues vanités. D’autres, dont la vision est peut-être plus politique et moins centrée sur l’éthique de la photographie - un débat typiquement britannique -, soutiennent qu’il enregistre simplement une myriade de maux sociaux : le relchement des liens communautaires, l’enthousiasme pour la société de consommation, la recherche frénétique de loisirs et de tourisme planétaire, la foire aux vanités de la classe moyenne anglaise et la fantasmagorie de la sous-classe apparue en Grande- Bretagne dans les années 1980. Comme beaucoup d’enfants élevés en banlieue dans les années 1950 et 1960, Martin Parr est un outsider, sans attaches, sans appartenances ni réelles sympathies politiques. (...) La photographie de Parr est avant tout le reflet d’une curiosité extrême, très proche des photographes américains William Eggleston, Bill Owens, Joel Meyerowitz ou Garry Winogrand qui l’ont tant influencé au cours des années 1970 et 1980. Mais il s’inspire aussi d’un style britannique et international comprenant notamment les cartes postales tirées des images réalisées par John Hinde. Bien qu’au milieu des années 1980 ses séries photographiques telles que “The Last Resort” (“La Dernière Station balnéaire”) (1983-1986) et “The Cost of Living” (“Le Coût de la vie”) (1988-1989) soient considérées comme une transgression sociale, sa photographie possède une vigueur et une mobilité qui transcendent une opposition théorique ou politique sommaire. Elle est, surtout, un monde en images, une collection vaste et acérée de procédés esthétiques utilisés tant pour définir une caractéristique ou souligner une position sociale que pour le seul plaisir d’en user, éloge à la singularité de la photographie, image calme et bidimensionnelle, miroir de notre mode de vie.”  
Commissaire d’exposition : Val Williams Cette exposition a été produite par The Barbican Art Center à Londres, The National Museum of Photography, Film and Television à Bradford, en collaboration avec Magnum Photos 
photographie.com : 2005-05-18
recherche