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Le Nikon D3s
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Le Nikon D3s et la vidéo
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Le montage et la publication
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Thierry Dehesdin

/ Le Nikon D3s / Par Thierry Dehesdin / La photo
La nuit est mon amie 

J’ai réalisé il y a deux ans un test sur le Nikon D3, dans lequel j’ai dit tout le bien que je pensais de cet appareil révolutionnaire.

Aujourd’hui Nikon introduit son successeur le D3s, évolution plus que révolution pour la partie photo, mais avec en prime ce qui est devenu le nouvel argument marketing indispensable pour vendre des appareils photo: la vidéo.

Le Nikon D3s est très demandé par la presse et je n’ai pu disposer de mon exemplaire que pendant une semaine, ce qui est beaucoup trop court pour réaliser un vrai test. Cet article relève donc plus de la prise en main que d’un vrai test.
 

La partie photo 
Une photographie à 3200 Iso au 24mm (Zoom Nikon 24/70 F/2,8) – 1/80 seconde à F/4 

Le D3s a bénéficié d’un nouveau capteur, ce qui est tout à fait exceptionnel dans la mesure où d’habitude les boîtiers en S, (D2Xs par exemple) bénéficient d’améliorations plus ou moins cosmétiques, destinées à maintenir les ventes en attendant la sortie de la nouvelle génération de boîtiers pro. Ce nouveau capteur est identique en résolution (12 mégapixels), mais il est encore plus performant en basse lumière. N’ayant pu disposer de l’appareil que pendant une semaine, je n’ai pas eu le temps de me lancer dans un comparatif pertinent du D3 et du D3s sur les progrès en définition, gamut et dynamique aux différentes sensibilités. Du retour des premiers utilisateurs et des premiers tests, plus ou moins rigoureux, accessibles sur le net, il semblerait que l’on ait un gain d’environ ½ diaph jusqu’à 3200 Iso, et d’un diaph au-delà entre ces deux appareils. La comparaison de la dynamique du D3 et du D3s par DXO Mark (www.dxomark.com) montre un net progrès en dynamique à partir de 3200 Iso, et un progrès réel mais moins significatif en ce qui concerne le gamut. Dans la pratique, j’ai constaté qu’on pouvait monter jusqu’à 6400 Iso les yeux fermés ou presque...  Et pour les amateurs de sensation forte, le D3s peut être utilisé désormais jusqu’à 102400 Iso, là ou le D3 n’offrait qu’un « modeste »  25600 Iso ! 
Un détail de l’image à 100% 

Nikon a corrigé ce qui était à mes yeux la principale faute de goût du Nikon D3, l’absence d’un anti-poussière mécanique. Désormais, l’appareil est équipé d’un système faisant vibrer le capteur pour en déloger les poussières. Ce n’est pas la solution absolue, et si l’on constate l’apparition de taches de graisse comme cela avait été signalé par certains utilisateurs du Nikon D3 sur le filtre passe-bas, il faudra quand même en passer par un nettoyage humide. Mais d’abord, le pire n’est jamais certain, et ensuite la possibilité d’éliminer les poussières par un dispositif mécanique me semble aujourd’hui incontournable. A ce propos d’ailleurs, à quand un D3Xs offrant la même possibilité ?
La mémoire tampon a été doublée. Cette possibilité existait sur le D3, mais c’était une option payante qui supposait un retour en atelier.
Il propose désormais un mode « quiet » destiné à rendre le déclenchement plus discret. On y gagne en effet en décibel, mais l’appareil reste tout de même trop sonore pour être utilisé dans une salle de spectacle ou sur le tournage d’un film. « Quiet » me semble un qualificatif un peu trop flatteur pour qualifier le volume sonore de ce nouveau mode qui permet de différer la descente du miroir jusqu’au moment où l’on relâche la pression sur le déclencheur. 
Une photographie à 6400 Iso au 24 mm (Zoom Nikon 24/70 F/2,8). Malgré un temps de saison la vitesse à F/8 est au 1/1600  seconde... 
Un détail de l’image à 100 % 

Dans ce deuxième exemple les maniaques de l’affichage écran à 100% ne manqueront pas de remarquer la présence d’un bruit numérique. Mais dans la vie réelle, si on imprimait cette image au format A2, il serait moins perceptible que le grain d’un film inversible argentique 135 mm 100 Iso au même rapport d’agrandissement. 

Je n’ai pas testé l’autofocus. La photographie sportive est la cible privilégiée d’un appareil tel que le D3s et ma pratique photographique n’est pas suffisamment exigeante en ce domaine pour tester avec pertinence les performances des appareils professionnels d’aujourd’hui.
Rob Galbraith a réalisé un test extrêmement élogieux sur l’autofocus du D3s en le testant sur le terrain en parallèle avec un Canon EOS-1D Mark IV: http://www.robgalbraith.com 
photographie.com : 2010-02-26

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