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Superpositions spontanées
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Guillaume Dimanche

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Cette série intervient après plus de trois années de pratique quotidienne de la prise de vue spontanée, caméra en quasi permanance à la main, l’oeil au bout des doigts, en parallèle à une circulation intense (également quotidienne) à vélo dans l’agglomération parisienne. C’est pourquoi les formats sont propres à chacun des montages. Le mouvement de la caméra à l’interieur ou autour de l’espace photographié est à chaque fois différent selon sa forme, sa taille et sa situation géographique. 
 
© Guillaume Dimanche 

Le travail de montage, proche des repères de David Hockney, reconstitue ou parfois déconstruit les objets de la prise de vue. Je montre des espaces de temps entre les images assemblées, certaines ont été réalisées en quelques minutes, d’autres se mélangent sur plusieurs heures. La géographie de la caméra est également importante, elle tourne autour d’un objet, ou se positionne au centre d’une scène et effectue une rotation complète sur plusieurs axes à l’intérieur même de la scène photographiée. L’assemblage de ces différents éléments d’espace et de temps est défini au moment de l’enregistrement des fichiers numériques, puis affiné à l’instant définitif de la juxtaposition des clichés. Enfin la qualité des montages et le choix des assemblages trouvent leur signification dans la force de superposition d’images uniques. Plus elles sont nombreuses, plus le sujet central de l’ensemble des photographies leur est commun, plus elles ont tendances à s’atténuer, à disparaître, pour se recentrer sur du blanc. A trop observer le même point de vue, il ne devient pas seulement flou, dans un brouillard, il est inexistant. Les éléments périphériques deviennent essentiels pour la structure et, de même que la limite, le cadre des photographies, forment le squelette, la plus simple architecture. Numérique Film utilisé : Kodak Ektachrome 200-135 
photographie.com : 2001-11-28

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