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Pékin
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Jean-Lionel Dias

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Bourse du Talent #27
Sélection Bourse du Talent # 27 / Pékin / Jean-Lionel Dias / Présentation

La ville de Pékin s’ouvre à l’étranger, comme toute la Chine. Elle est entrée dans une Double phase, d’expansion et de rénovation. Face à la modernisation, la municipalité s’est attaquée à la construction de nouveaux quartiers (zones industrielles, commerciales ou résidentielles), et à la modification de la vieille ville. La production de logements concerne deux types de localisations. Les quartiers dégradés de maisons traditionnelles «Hutongs» de la vieille ville sont une première cible : on a assisté à des controverses parmi les urbanistes face au dilemme réhabilitation/rénovations, mais au milieu des années 80 la rénovation l’a emportée. 2 millions de m2 ont été détruits et remplacés par des immeubles collectifs à proximité immédiate de la cité interdite. Le problème des anciens résidents, souvent attachés à leur quartier, reste entier car par souci d’économie des coûts, les logements construits sont petits et ne contiennent pas toujours d’équipements sanitaires complets. D’autre part, la construction de logements concerne les nouveaux quartiers en périphérie, "rongés" sur les espaces agricoles. Ces travaux sont parfois de grande envergure, comme pour le quartier de Wangjing au nord-est, Fangzhuang au sud-est (qui regroupe 76000 habitants dans un ensemble aux traits de ville nouvelle). Les logements sont des tours de grandes hauteurs (jusqu’à 30 étages), ou des barres, et quelques immeubles bas, selon des styles variés de construction. Il paraît étonnant que la Chine, qui s’ouvre au monde, reproduise à la fois les modèles soviétiques et les erreurs des urbanistes occidentaux des années 60, en "choisissant" un modèle de cités où les individus coexistent sans réellement créer une société - il faut ici reconnaître les spécificité de la société chinoise, ainsi que l’impératif de l’ampleur de la population. L’accès à ces logements est lié à l’appartenance aux unités de travail qui ont acquis des espaces de vie, comme à l’époque maoïste où chacun vivait à proximité de ses collègues de travail. Ainsi perdurent les disparités sociales créées par l’inégalité de l’accès au logement. Pour ma part, ces quelques images ne seront bientôt plus que des souvenirs pour des milliers de Pékinois, car à l’aube des jeux olympiques de 2008, il faut savoir que les destructions de «Hutongs» continuent nuit et jours, sans doute pour laisser place à ces barres dans cette ville bouillonnante. Certains avanceraient même des chiffres en 2020 d’une population de 80 millions d’habitants pour l’agglomération de Pékin! 
films Kodak Professionnal utilisé 
Portra 400 NC et papier Kodak 
photographie.com : 2005-11-22

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