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So French : Just Book & Pay ?
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Les Rencontres d
Les Rencontres d'Arles 2006 / So French : Just Book & Pay ? / par Hervé Le Goff

Avec le programme Depardon, on découvre une nouveauté pour Arles : la lecture payante des portfolios, concentrée dans un lieu excentré, à savoir les anciens ateliers SNCF. Les modalités du Photo Folio Review sont clairement explicitées sur le site : un forfait de 220 euros (qui comprend une réduction de 30% sur l’ensemble des expositions et l’accrochage d’une de vos oeuvres dans la Photo Folio Gallery) vous permet de rencontrer des experts internationaux de l’image (bonne connaissance de l’anglais recommandée) et de leur soumettre votre portfolio pendant 20 minutes, très précisément. Le booking se fait sur le net avec la garantie de rencontrer au moins deux des dix lecteurs par vous choisis. Deux cent vingt euros ne font pas une petite somme pour le pèlerin ordinaire d’Arles et je pense aux jeunes photographes répartis dans les campings et les auberges de la jeunesse et dont le budget voyage-séjour tourne autour des 250 euros. Les mêmes, pendant plus de trente années et jusqu’en 2005 pouvaient s’aventurer dans le patio de l’Arlatan, dans la cour de l’Archevêché ou dans celle des Podestats pour s’inscrire, en se levant tôt, à des lectures pour lesquelles on n’aurait jamais imaginé de tarif. La figure emblématique de Jean-Claude Lemagny, expert parmi les experts, penché sur les épreuves et commentant à voix audible par tous, reste présente dans tous les esprits. Ces lectures qui pouvaient se faire au culot d’une rencontre sur la place du Forum avaient autant de saveur que la tapenade ou le pastis, elles étaient Arles. On vous explique aujourd’hui qu’il manquait une qualité de lecture, qu’il fallait professionnaliser tout ça et y mettre de la rigueur, et qu’enfin il était urgent de garantir à chacun de pouvoir soumettre son travail à une personnalité habilitée à le lire. Soit, et les lecteurs jusqu’ici bénévoles apprécieront. La liste des experts, visible sur le site des Rencontres, est impressionnante. On y trouve, parmi des profils divers sinon inégaux, un aréopage de personnalités internationales réputées inaccessibles et qui ont accepté courageusement le principe de séances de trois heures (au moins deux, soit dix-huit lectures) pour une modeste contrepartie financière. Les directeurs d’institutions, de musées ou de galeries et les éditeurs présents ne sont pas les moins attractifs de la liste, car on n’est pas photographe si on n’aspire pas à être acheté, exposé ou à faire un livre. Dans l’immédiat on rêve en plus petite cour, avec la perspective de voir peut-être cinq de ses images accrochées sur place dans la Photo Folio Gallery, sur proposition des experts. Malgré son côté concours de vacances, la démarche est intéressante et multiplie réellement les chances d’un contact positif, un commencement ou un rebond de carrière qui mérite bien le sacrifice d’une place d’opéra ou de match de foot. Mais il faut tout de même se hter. A ce jour, on compte une centaine d’inscrits soit 1000 lectures programmées pour une quarantaine d’experts. Selon les organisateurs, les lecteurs manqueraient, ce qui validerait la demande et donc l’idée. La page des experts installe aussi une cote : certains affichent complet, d’autres sont encore très open, à qui on demandera inévitablement de bien vouloir utiliser leurs plages horaires vacantes pour consoler au mieux les photographes déçus du carnet de bal. Les questions qui divisent le landernau photographique restent donc elles-mêmes ouvertes. Fallait-il récupérer pour le formater un des plus beaux vestiges des Rencontres d’Arles des premiers jours ? Fallait-il fixer le nombre de lecture à dix à haut forfait si on n’est pas certain de satisfaire plus de deux désirs de rencontre ? N’aurait-on pas pu enfin demander une simple participation financière au lieu d’instituer un prix de consultation ? Un bilan sera sans doute tiré de tout cela, qui sera somme toute positif. Donnons au moins acte de la participation de lecteurs qui, sans l’initiative des Rencontres, sans l’attrait d’une certaine visibilité au sein de l’establishment assortie d’une prime de quelques euros n’auraient jamais consenti à ouvrir un book au pied levé. L’institutionnalisation qui gagne les Rencontres d’Arles semble donc nécessaire pour remplacer l’me et le génie originels qu’on ne retrouve pas vraiment dans l’exutoire d’une Nuit de l’année, fût-elle gratuite. Hervé Le Goff 
Et vous, qu’en pensez-vous ? 

En trois mots ou quelques lignes donnez-nous votre avis sur la mise en place de lectures payantes et organisées aux Rencontres d’Arles. Vos interventions seront publiées sur photographie.com studio@photographie.com 
Arles perd son me 

Je viens de lire l’article d’Hervé Le Goff et je trouve comme lui qu’Arles est en train de perdre son me. Je suis photographe et j’ai eu le plaisir de lui soumettre mon portfolio il y a trois ans à l’Hôtel Arlatan. Sans doute l’a-t-il oublié et je ne lui en veux pas, et je trouve même que ses commentaires valaient 22 euros (j’irais jusqu’à 25). Mais je n’irai pas m’inscrire au Photo Folio Review, si l’opération comporte le risque d’avoir à rencontrer huit "experts" qui me parleront peut-être mais qui sur le papier ne me disent rien. Une question qui intéressera tout le monde : savez-vous s’il y aura des lectures "sauvages et gratuites" dans la vieille ville d’Arles ? Photographie.com s’honorerait de les faire connaître ! En tout cas, merci d’exister ! Damien Delbène, Montpellier 
Pourquoi toujours critiquer avant d’avoir vu 

A priori je trouve cette idée de lectures organisées intéressantes, pourquoi toujours critiquer avant d’avoir vu ? Il y a dix ans, lorsque j’avais encore la prétention d’être photographe, j’avais voulu montrer mon travail à Monsieur Lemagny qui m’impressionnait beaucoup. Mais comme il parlait beaucoup et qu’il ya vait des gens aveant moi, je me suis contentée de ce qu’il disait sur les autres et je n’ai pas pu "passer". (En y repensant j’étais à la fois frustrée et soulagée tellement j’étais intimidée). Je vois qu’il est maintenant sur la liste des experts et qu’il y a encore de la place pour s’inscrire pour recevoir son avis. Mais vingt minutes lui suffisent-elles maintenant ? pour le prix, je ne trouve pas que 220 euros soit excessifs, à condition bien sur que les dix lecteurs soient honnètes et attentifs.De toute façon j’ai arrété la photo mais j’espère bien venir voir les expositions de Raymond Depardon. Stéphanie Monnier 
Garder l’esprit des "rencontres" 

Bonjour, je réagis à l’article d’Hervé Le Goff. Je suis d’accord avec lui et je souhaite que les Rencontres gardent leur esprit de "rencontres". J’ai eu plusieurs fois l’occasion de présenter mon travail dans le cadre des lectures organisées par Photoservice et par Leica ou aux lectures du Off. J’ai toujours eu affaire à des critiques très pertinentes et très professionnelles (galeristes, éditeurs, rédacteurs en chef de magazines ou d’agence). Je n’aurais jamais eu cette opportunité de montrer mon travail si ces lectures avaient été payantes. Si pour certain(e)s le prix de 220€ semble dérisoire (!), l’état d’esprit est complètement différent. N’oublions pas que les Rencontres existent grce aux photographes! Catherine Laurent, attaché de presse du Centre Iris et photographe 
Pas prêt à payer ce prix 

Le problème suivant pourrait être: si un conseil devient payant pour les uns, pourquoi le faire gratuit pour d’autres, pourraient se demander les acteurs de la profession? Je suis jeune photographe, je sais la profession déjà en crise et ne suis malheureusement pas prêt à payer ce prix pour avoir des avis. Heureux de savoir que cela puisse se faire gratuitement dans d’autres lieux de la ville. Laurent Fréneau 
Sélection par le talent ? 

Je ne pense pas. Le prix à payer pour une consultation d’images par des « experts » me paraît une aberration qui s’oppose à l’esprit des Rencontres. Le jeune photographe n’a pas les moyens du droit de regard. C’est dommage pour lui et lamentable de la part des RIP. Le off permet encore la critique, et le plaisir de la critique : moi-même je m’y suis proposé pendant quelques années. Certes, le temps de Lemagny est révoqué mais ne peut-on pas trouver des solutions plus acceptables ? Les Rencontres devraient - pour mériter de garder ce nom - trouver un partenaire financier (Fuji ou autre) qui prendrait en charge ces consultations professionnelles. La question mérite d’être posée car il y va quand même d’une certaine idée de la recherche (photographique). L’attitude des Rencontres est d’autant plus méprisante que, tout le monde le sait, la plus grande partie des artistes aujourd’hui s’en sort à peine avec le RMI. Je n’aurai pas fait l’ENSP d’Arles, si on m’avait demandé un gros chèque à l’entrée. Pascal de Lavergne. Bordeaux. 
De quoi se plaint-on ? 

Je me saigne pour faire un portfolio (c’est mon problème), à la suite de quoi je dois (parfois) payer pour être vu (en galerie), et désormais pour être critiqué. A croire que les conditions d’accès au métier sont mal surveillées, et qu’il était grand temps de les réévaluer. A qui profite cette nouvelle taxe? Mais aux futurs photographes, bien sûr! qui vont côtoyer des prescripteurs, comme les stagiaires dans les entreprises approchent les employeurs. Car quand on s’est payé un attirail et une école photo, on n’est pas à deux cent euros près ! De quoi se plaint-on ? Si certains talents s’épuisent devant ces balustrades de nain, c’est qu’ils ne le valent pas... Après tout, photographe, ça reste plus accessible que pilote de formule 1. Et pensez donc à ces petits producteurs qui doivent payer leur tête de gondole à la grande distribution pour être référencés, ou aux analysés qui payent pour être écoutés de leur psys! Vous me direz que ça n’a rien à voir, sauf en économie où on appelle ça une barrière à l’entrée : si vous êtes suffisamment riche, tant mieux. C’est la vie! A mon sens, pourtant, il faut boycotter ces zozos et leur business plan, que leur rite d’initiation ne trouve pas de client. Rendez vous dans une vie parallèle, où l’amateurisme et le désintéressement résistent au professionnalisme et aux cyniques, et où bien sûr on peut montrer son travail, ici ou là, sans filet ni facture. Romain Baillon 
S’inspirer du "Forum de l’Image 

Ce système de consultation payante mis en place cette année est un scandale. D’autant plus que c’est un leurre! Toute personne qui est un peu au fait de la façon dont se btit une programmation dans un lieu d’exposition, sait que cela se déroule pendant l’hiver souvent bien avant Arles. Donc toute rencontre arlésienne ne peut déboucher, dans les quelques cas où cela se produit, que sur un projet qui se déroulera 2 , 3 , 4...ans plus tard. J’ai pratiqué les deux côtés de l’exercice, et la façon dont se passait la présentation des portfolios à l’Arlatan ou dans le cadre du Off, sollicitait un hasard très riche d’enseignement pour les photographes. Il existerait peut-être une solution en s’inspirant de ce que le "Forum de l’Image" organise chaque année à Toulouse.Mais de toutes façons il faut garder un Off avec toute sa richesse. Yves Phelippot 
Le prix de Depardon 

Je propose que les “rencontres” avec Depardon soient payantes: 20 euros pour le croiser à 10 m 50 euros pour le croiser à 2 m 70 avec la poignée de main 100 euro Quelques mots échangés 1000 euros pour être assis à deux tables de lui 10000 euros à sa table Christophe Jacrot 
Payer pour publier 

Bonjour Quoi de plus étonnant quand il faudra bientôt, quand ce n’est pas le cas, payer pour être publié. Il faut évidemment se révolter contre les pratiques mercantiles qui se multiplient. Le bénévolat a du soucis à se faire! Amitiés Bertrand Desprez 
Dommage 

C’est dommage. L’idée de payer pour que quelqu’un daigne regarder mes photos me paraît inacceptable. Mariusz Hermanowicz 
Cher payé 

Waouf, 220 €, (plus de 1 440 Frs pour 20 mm soit 4 320 Frs de l’heure !?) !!! Pour s’entendre dire : "C’est de la merde, Coco !" (It’s the shit, Koko) C’est cher payé(le commentaire s’applique à mes images, en aucun cas je préjuge de la qualité des images soumises à ce jury d’experts international) Loïc Pezarches NDLR : Le montant des lectures est de € 220 pour 10 sessions de 20’. Pour reprendre le calcul de Loïc, ce serait en fait 432 Frs de l’heure. 
Merci ! 

Je ne vais pas me joindre à ce concert de jérémiades de gens qui chipotent sur 220 euros et qui vont dépenser leur RMI de photographe en pastis ou en bière sur la place du Forum. C’est bien mieux de faire payer, comme ça on s’épargne tous les émules Antoine d’Agata et autres traine-savates et on accueille les gens bien comme il faut, comme ceux qui viennent au monde avec déjà de quoi bien vivre et photographier la terre depuis le ciel et faire pleins de beaux bouquins pour Noël. Merci au Rencontres d’Arles de faire enfin ce nettoyage et merci aussi à tous les experts (c’est vrai que ça en fait du beau monde! ) qui leur prêtent la main, Et puis que ça soit loin de la ville c’est encore mieux, marre de voir les books à roulettes dans les halls d’hôtels. Merci à vous aussi monsieur Depardon, si French, si French, si entre nous ! Bertrand Langis 
La passion ça n’a pas de prix 

Si l’on doit déjà débourser au bas mot 250 € pour se rendre à Arles et se loger 4 jours quand on arrive à trouver un logement auxquels il faut rajouter les 28 euros necessaires pour voir les expos auquel il faudrait rajouter 220€ pour avoir l’honneur de montrer son book à des professionnels. ça nous fait un pack à 500 € ric rac je me souviens d’années bénies où l’on bataillait dans la poussière sous le soleil ardent pour avoir le droit de rencontrer un Patrick le Bescount. Et ça n’avait pas de prix. Tout comme la passion. Cette année je ne viens pas à Arles et heureusement puisque je viens d’apprendre ce regrettable changement. J’espère que quelques esprits frondeurs feront de la résistance et de la lecture de portfolio sauvage gratuite et sous le manteau. Sophie Carlier, photographe pauvre 
20 minutes de masochisme 

Moi ça me fait penser à ces pseudos agences de mannequinnat ouvertes en deux jours et fermées en deux heures, qui recrutent toutes personne désirant se sentir regardée. Le principe est simple pour pouvoir faire partie de l’agence il faut avoir un book(déjà c’est moyen !)et comme l’agence dispose d’un photographe.....qui peut faire un book rapidement !!! Enfin voilà, je trouve affligeant que en tant que "montreur" de book, il va de soit que je commence l’activité de photographe et que l’euro n’est pas forcement une devise très courante chez les jeunes photographes.... L’idée de la participation me semble intéressante mais 220 euros ça fait cher les 20 minutes de masochisme !!! Et pour finir cette année sera la première pour moi mais je regrette déjà tout ce que j’avais pu entendre sur ces Rencontres......où est passé la spontaneité !!! Christophe Da Silva 
Inadmissible 

Je suis jeune photographe et je trouve inadmissible de devoir payer pour que des "experts" regardent mes photos. Il est déjà très difficile de faire ses reportages aujourd’hui. Il faut s’autofinancer. Et maintenant, je vais devoir payer pour que mon travail soit examiné ?? Je suis tres déçue... Vous n’allez pas aider les jeunes photographes. 220 € est une somme importante. Payer pour faire des rencontres ??? Non.... heureusement pour moi, j’ ai deja fait des rencontres, des gens extraordinairement généreux, qui continuent de prendre du temps pour moi...gratuitement. Audrey, Béziers 
2006 Année de la carotte 

Au premier abord, c’est plutôt sympa, la carotte, fidéle compagne de Bug’s Bunny, celle là même qui vous rend aimable et qui, peut-être sa plus grande vertue, vous donne les cuisses roses. Et puis d’un seul coup cette douce racine se transforme en amer tubercule : alors que de plus en plus on essaye de nous faire travailler gratuitement, en contre partie, pour les plus chanceux ( car ça c’est vraiment une chance), d’une publication, toujours gratuite. Alors que l’on m’a toujours présenté les rencontres d’Arles comme un haut lieu de la défense de la photographie d’auteur ; cette année Arles c’est 100% du prix ( modiques 220 €) pour 20% de garantie, avec pour les plus chanceux (encore eux!) une belle pub gratuite pour HP. Ca pour de la carotte, c’est de la carotte!! Alors oui je serai à Arles prés à rencontrer des passionnés, plutôt que des experts internationnaux, et non je n’acheterai pas le droit de faire voir mes images. Pour finir, une suggestion à Monsieur Hebel, en ces périodes de soldes, peut-être pourriez-vous penser en deuxieme partie de semaine, à solder ( voir discounter, pourquoi-pas?) les lecteur les moins courrus ?! Romuald "Erdeurien" Abel, 93Sevran 
C’est comme contrarier le destin 

Bonjour, Depuis que j’ai passé au Centre Iris en 2000, j’entends parler de Arles ! L’an passé, j’y suis allé au mois d’août. Enfin, quel plaisir... Tout à l’heure, de passage à Paris, je vois Pierre, on parle du prochain Arles auquel, hélas, je ne pourrais pas participer, faute de moyen, et ... ... crac, comme bientôt partout, voilà un nouveau "truc" sélectif réservé aux argentés ! Mais où peut-on encore rêver, patienter, partager et rencontrer gratuitement ? Car payer, dans ce cas-là, est un peu pour moi comme contrarier le destin ... Aujourd’hui, il est vital de tout faire pour conserver le maximum d’échanges non marchand. Bravo pour l’initiative "Rencontrer sans payer", j’espère y venir l’année prochaine. Bien à vous. Laurette Heim 
Un symptome navrant 

Bonjour, Il y a en effet beaucoup à dire sur la lecture de portfolios. Arles a toujours servi à voir de près des gens difficiles à rencontrer ailleurs. Le fait qu’ils soient humanisés par leur simple présence physique, un peu amollis par la chaleur ou les pastis, aide (aidait?) à entrer - un peu - en contact, en attendant la suite. Ceci posé, le jeu a toujours obéi à la règle de l’emballement sur ce qui est désigné comme emballant par les gens influents du moment- de toute manière, on a vu peu de gens réussir après des lectures de portfolio ou apparaître spontanément à Arles (d’Agata ou Fréger, par exemple et quoi qu’on pense de leur travail, ont été révélés par le Off et non des sélections officielles). Alors le coup des 220 Euros, c’est juste une filouterie de plus, après les ventes d’entrées en bloc, très chères, qui ne permettent pas de choisir sur les expos vraiment attirantes. Et c’est justement là que le problème se pose : à part l’année Parr, riche et généreuse (du fait de Parr, car on aura noté la pauvreté de l’autre sélection "officielle"), le programme est chaque année plus misérable, et on sait très bien qui on ne veut pas voir. Pourquoi payer pour ceux-là? Pour un david Goldblatt cette année, combien de tcherons copains, combien d’expo mal montées ou mal montrées (les jeunes photographes sacrifiés par l’accrochage ou l’exiguité des lieux aux ateliers SNCF)?... Et puis cette consanguinité avec Magnum... Là, ça devient insupportable. Est-il écrit dans les statuts que Magnum doive si systématiquement être associée aux Rencontres? On peut aussi, entre autres exemples, s’interroger sur la présence systématique de Tendance Floue. Qu’est-ce que c’est que cette histoire? Un "petit collectif jeune et sympa" (?) comme caution d’un prétendu esprit d’ouverture? Et où étaient les véritables découvertes cette année?... Comme si Depardon (par ailleurs devenu écrivain et penseur du "Politique" - Sartre peut trembler dans sa tombe) pouvait encore sentir où est la nouveauté... Comme beaucoup, j’ai trouvé les soirées lamentables et, comme beaucoup, j’observe qu’il y a moins de monde chaque année sur la place du Forum. Alors pourquoi continuer à encenser la gestion actuelle, qui ne contribue qu’à bipolariser la photographie, renvoyant Cahors/Toulouse en alternative incontournable, alors qu’il s’agit aussi d’un événement assez creux. C’est pour ça que je vois l’affaire des 220 Euros comme un symptôme plutôt navrant de ce qu’est la photographie Française d’aujourd’hui, tranquillement paresseuse et gentiment corrompue. S. Laaksonen 
Une grosse entreprise 

Dure combat pour les droits d’auteurs faut il adherer necessairement a l’upc et ainsi de suite Arles qui devient une grosse entreprise qui demande des séances de lecture payantes c’est un peut se moquer du monde au passage moi j’ai le comité départemental de mon département qui refuse me payer des droits d’auteur pour un guide de seminaire et réunion parce ce que il s’agit de photos d’hotels et de chateaux expliquez moi la difference entre une crotte de merde isssus de l’agence corbis cd libre de droit aux us et une photo de yab sur mon carnet chèque de l’agence postal? moi je n’y vois pas de difference je suis amer aussi de la décisions et des amendements par rapports aux droits d’auteurs qui se sont concentrés uniquement sur les droits sur internet et puis c’est pas grave parce qu’on peut participé a pleins de concours et celui du magazine photo qui s’ouvrent a tous les auteurs de la photographie Christophe Padioleau http://ch.padioleau.free.fr 
Pire que les mots de la critique 

Quand le microcosme du m’as tu vu se mord la queue il reste aux photographes à payer sans soucis d’être un jour payer en retour. Drôle de milieu où l’on est prêt à payer la matraque qui vous montrera le droit chemin. Une petite relecture de Rilke ferait du bien à certain: "...rien n’est pire que les mots de la critique..." (encore faudrait-il le connaître). Cordialement Patrice  
11ème édition - L'Afrique en face
Du mardi 04 juillet 2006 au samedi 08 juillet 2006
26 ter rue Raspail, Arles, France

Du 4 juillet au 17 septembre 2006
Du mardi 04 juillet 2006 au dimanche 17 septembre 2006
Maison des Rencontres d'Arles, Arles Cedex, France

photographie.com : 2006-06-28