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| Carnet de route / Le Maroc, lInde et la Chine / Christophe Charzat
/ Présentation
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Lhistoire que Christophe Charzat entretient avec la photographie, commence par une rencontre. Celle dune image.
Plus précisément dune photographie en noir et blanc réalisée à Chicago dans les années cinquante par le photographe américain Harry Callahan.
Une vue frontale darbres nus se découpant parfaitement sur le fond blanc dun hiver rigoureux.
Quon le veuille ou non, lart ne change pas le monde. Mais il est toujours étonnant de constater à quel point il peut influer sur le cours de lexistence et ce, souvent de manière définitive.
Ainsi cette rencontre, effectuée par hasard et qui pourrait apparaitre comme un détail insignifiant, allait être déterminante:
Christophe Charzat se mit à la photographie, entra à lécole nationale superieure des beaux-art de Paris où il put effectuer son premier "grand" voyage. A Chicago. Comme un juste retour des choses.
A partir de ce moment, le voyage devient un motif récurrent dans son travail .
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Le Maroc, lInde, la Chine...parcourus toujours de manière erratique, sans volonté précise, ni calcul préalable, mais toujours avec le désir den voir plus, dinterroger le visible, de sy confronter dans lécart culturel et géographique, non pas à lencontre mais à la rencontre de...Car il y a quelque chose ici de profondément humain dans la manière daborder la photographie. Ce désir, à chaque fois renouvelé, de souvrir à dautres lieux, dautres personnes, sans à priori, avec la volonté de saffranchir de tout exotisme, de toutes mises en scènes tapageuses ou racoleuses.
Il y a dans les photographies de Christophe Charzat un effacement volontaire de sa personnalité artistique devant le sujet comme pour mieux le laisser apparaître.
Par ailleurs il est un choix technique que le photographe a effectué depuis longtemps qui semble abonder dans ce sens. Celui de nutiliser quune focale unique. Un objectif de 50 mn. Le plus proche de la vision humaine.
Que lon ne sy trompe pas. Le voyage ne suscite pas le désir photographique; il le rend juste possible. Il nest pas pretexte à, mais apparait plutôt comme une opportunité offerte et saisie à un moment donné, permettant au photographe de réunir les conditions nécéssaires pour réaliser une partie de son projet.
Cyril Coudert
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| photographie.com : 2007-05-22 |
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