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Une première encourageante
Festival international de l’image environnementale 2008 / Une première encourageante /
Chai - Bercy 

La première édition du Festival international de l’image environnementale (Fiie) qui s’est tenue au parc de Bercy (Paris) vient de fermer ses portes. Depuis quelques années en effet, l’environnement est un sujet récurrent en matière de production photographique, sans pour autant avoir donné lieu à une thématique générale. Face à ce constat, et pour sensibiliser le public aux enjeux du développement durable, le Fiie est né sous l’impulsion de Delphine Gamblin dont la volonté est de faire de cet événement une manifestation incontournable s’inscrivant dans le paysage culturel français et étranger. Le Fiie, dont l’objectif est de faire découvrir des artistes pour qui l’environnement est sujet à réflexion, a d’ailleurs intéressé plusieurs institutions et associations : il devrait voyager prochainement et peut-être même traverser l’Atlantique. 
Soirée de clôture - Delphine Gamblin 
© Bénédicte Lassalle 
Impliquer le public 

Les visiteurs, invités à voter dans le cadre du prix du public décerné à l’un des nombreux photographes exposés, ont montré un intérêt particulier pour cette première édition. Pris au jeu, la plupart des 2000 personnes qui ont défilées tout au long du Festival, ont passé en moyenne une heure et demi sur les lieux. Investis d’une mission, ils ont voté à 99% et près d’une personne sur deux à acheté le catalogue vendu sur place. Pour Delphine Gamblin, commissaire générale dont la préoccupation était de marquer le public en lui offrant la possibilité et la responsabilité de donner sa voix à un photographe, c’est un succès. “Nous ne voulions pas que les visiteurs repartent sans avoir retenu quoi que ce soit...
La lauréate du Prix du public est Bénédicte Lassalle (lire l’article sur les prix) 
Photographies de Laurent Baheux à l’Orangerie 
L’Orangerie (photographies de Martine Camillieri) 
Une volonté de surprendre 

Le Festival a été fortement marqué par la volonté de surprendre son public et de sortir des sentiers battus. “Nous ne voulions par d’une exposition trop classique, raconte Delphine Gamblin. L’idée était d’engager un système de réflexion, d’amener le visiteur à s’interroger et à s’arrêter devant les images. Nous voulions vraiment privilégier le contenu des photographies.”
Au chai, où une partie des photographes qui participent au Festival sont exposés, les tirages dont on souligne la grande qualité sont donc simplement posés sur la corniche qui longe le mur. Un choix qui a laissé nombre de visiteurs sceptiques, face à cette présentation au goût d’inachevé... Delphine Gamblin, qui invoque le parti pris, reconnaît avoir été limitée dans ses actions : “La Ville de Paris a mis les lieux à notre disposition, mais avec certaines restrictions, explique-t-elle. Nous ne pouvions pas toucher aux murs et les cimaises déjà fixées étaient insuffisantes pour le nombre de photographies à exposer. Nous ne voulions pas favoriser tel ou tel photographe. Voilà pourquoi nous avons opter pour cette présentation linéaire.” Mais le choix d’aligner des photographies aux formats tous identiques ne limite-t-il pas la lecture de l’exposition ?
À l’Orangerie, où se poursuit l’exposition, la scénographie veut les tirages posés librement sur des panneaux au sol, ou parfois à même le sol, ce qui limite fortement la visibilité des images. Gênés, certains visiteurs se sont emparés des tirages pour les mettre à hauteur d’yeux. Et cette disposition pose un autre problème : celui de la préservation des images. “Quelque soit nos choix, nous provoqueront toujours le mécontentement de certains”, explique la commissaire générale avant de préciser que les tirages sont évidemment assurés. 
Exposition à l’Orangerie 
L’écologie, un filon comme un autre ? 

Ni l’installation des vélos d’intérieur dont l’utilisation génère de l’énergie, ni la présence convenue de M. Denis Baupin à l’inauguration de Festival, adjoint au Maire de Paris chargé du développement durable, de l’environnement et du plan climat, n’a visiblement suffit à convaincre tout le monde. Les plus assidus en matière de protection de l’environnement n’ont pas manqué de remarquer un détail : le contre-collé utilisé est en aluminium. “Pour la fabrication, il n’y a pas pire en matière de pollution !” s’est insurgé un visiteur. "Certes, répond Delphine Gamblin, mais l’aluminium se recycle. Bien sûr, on aurait pu mettre du carton mais je pense que de nouvelles critiques nous seraient parvenues. Nous avons simplement opté pour les solutions les plus durables.” Le site Internet du Festival, qui a d’ailleurs enregistré plus 14 000 visites ces cinq derniers jours, précise que l’exposition est entièrement produite selon les normes définies par les labels de protection environnementaux et vérifié par WWF.
Malgré quelques défauts de jeunesse inévitables, le FIIE est un succès. Il a réussit a installer au cœur de Paris une réflexion en image sur notre environnement. Souhaitons un développement durable à ce jeune festival. 

Une première édition encourageante pour ce Festival International de l’Image Environnementale, avec un réel engouement du public, qui annonce de belles perspectives d’avenir... 
Photographie - Art vidéo - Installation
Du jeudi 15 mai 2008 au mercredi 21 mai 2008
128 quai de Bercy , Paris, France

photographie.com : 2008-05-23
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