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Interview avec David Attal
/ Interview avec David Attal / Co-fondateur de Fotodart

Bonjour David Attal, tu es co-fondateur de Fotodart. Peux tu nous présenter ton laboratoire brièvement?

Fotodart est né de l’envie de faire partager une passion pour un nouveau métier, un nouveau domaine en se positionnant comme une alternative aux grands laboratoires professionnels.
Peut-être pouvons nous nous attarder sur cette “problématique” de vocabulaire (tirage fine art, impression d’art, pigmentaire, digigraphie...) pour des structures émergentes comme les nôtres : il s’agit d’un nouveau métier à la croisée de métiers déjà existant : l’imprimerie, la lithographie, le tirage photographique, ainsi le nom de labo ne nous semblait pas vraiment approprié. C’est en fait un nouveau métier qui fait la passerelle entre 2 métiers : le tirage et l’impression mais au final c’est surtout un travail de tireur même si c’est de l’impression.

C’est également l’envie d’entreprendre dans un domaine nouveau et si possible conjuguer passion, plaisir et travail en faisant jouer des complémentarités de compétences, des synergies entre deux amis devenus associés. L’un issu de l’univers du traitement de l’image puisqu’il a occupé des différents postes clés au sein de laboratoires photographiques (Hervé) et l’autre venant du marketing et de la communication dans le domaine high-tech (David). Ainsi, nous avons très vite compris l’intérêt du Tirage Fine Art et c’est pourquoi nous avons créé notre atelier dès septembre 2005. 
 
Le concept est d’entretenir une relation avec l’auteur pour devenir ainsi un véritable compagnon numérique en privilégiant disponibilité, conseil et qualité de travail au meilleur prix. Ainsi, nous accompagnons les photographes au même titre qu’un tireur traditionnel.
 
© F.Delebecque 

Quels sont tes rapports avec les photographes et quel est ton rapport à la photo ?

Je ne suis pas le mieux placé du binôme pour parler des rapports avec les photographes. Comme tu le sais c’est Hervé qui est en charge de la production, qui travaille avec eux sur leurs images.
Pour moi, il y a un maître mot, un mot clé, c’est convivialité. En effet, nous sommes parfaitement dans le concept lorsque nous disons qu’il n’y a pas de comptoir, que les photographes sont tous traités de la même manière et j’espère que nous conserverons cette “fraîcheur” et cette envie qui nous meut depuis plus de 4 ans.
J’aime quand les photographes se sentent bien, certains sont devenus des amis. J’aime le tout premier contact, lorsque nous essayons mutuellement de nous mettre à l’aise : le client et nous, lorsque la relation commence à s’instaurer. Alors évidement, tout n’est pas toujours idéal et parfois cela match plus ou moins mais dans tous les cas nous restons évidemment professionnels.
J’ai vraiment compris avec l’expérience Fotodart ce que peut-être l’attachement d’un photographe à son labo, à son tireur.
C’est une vraie satisfaction lorsque qu’un photographe exprime sa joie, son émotion, lorsque nous réussissons à donner pleinement vie à ce qu’il a vu dans son viseur.  Ce qui montre que le “tirage numérique” ou “impression pigmentaire” n’est pas quelque chose de froid et que l’émotion peut être la même sous un agrandisseur ou devant un écran.
Le contact de certains artistes nous enrichis et je ne crois pas me tromper en disant qu’il fait même parfois progresser Hervé dans sa sensibilité et son approche de la photographie.
L’idée maîtresse reste un échange avec le photographe, lui proposer des pistes et le rendre heureux avec ses propres images.

Tu as compris que Fotodart est vraiment né de l’envie de deux amis qui ont décidé d’exploiter leur complémentarité. L’un, professionnel de la photo, issu du monde de l’image et l’autre issu du commerce, du marketing. Même si j’aime la photo, je la vis en amateur et je le revendique, je suis volontairement toujours assez en retrait lorsque qu’Hervé travail avec les photographe et ne donne mon avis que si on me le demande.
Je pense que cette alchimie plait à nos clients, ce cloisonnement semble bien leur convenir.
 
© F. Delebecque 

Quel photographe estimes tu le plus ?

Est ce une question piège?
Comme je te le disais, il y a des photographes qui sont devenus des amis et sans particulièrement citer de noms, il y a des fidèles comme un certain nombre de photographes de l’agence Signatures avec qui nous travaillons depuis pas mal de temps.
Mais en dehors de la notion d’affecte, il y a des photographes qui peuvent être attachant dans leur froideur ou leur grande exigence qui quelque part impose un certain respect. Je pense à des photographes comme Fouad Elkoury ou Gueorgui Pinkhassov qui se présente pour une exposition de 60 tirages et vous dis que le délai est de trois jours,  la pression est là... Pendant trois jours à raison de 15 heures par jour, on progresse surtout avec des gens d’ une telle exigence et doué d’un tel talent.
Je pense que le plus important c’ est la qualité de l’écoute que nous essayons d’offrir et la capacité d’adaptation qui en découle. Le but est atteint lorsque le photographe est étonné, c’est ce que nous nous efforçons de faire chaque jour.
 
© P. Amory 
Fotodart - Atelier d'impression fine art
21, rue du Faubourg Saint-Antoine
Entrée D
75011 Paris, France

www.fotodart.com
photographie.com : 2009-12-11
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