Aux lendemains du Tsunami - Tamil Nadu, Inde

Bourse du Talent #28 - 12 photographes sélectionnés /
Aux lendemains du Tsunami - Tamil Nadu, Inde / Viviane Dalles / Présentation
Ce reportage fut réalisé lors de 2 voyages I. 02-04 / 05 II. 10 / 05 Suite au tsunami du 26 décembre qui a ravagé l'Asie du sud-est, je décidai de quitter mon travail à Paris pour me rendre en Inde dans le Tamil Nadu, plus precisément à Nagapattinam, région la plus affectée. Mon choix s'est porté sur ce pays pour deux raisons essentielles : - Bien qu'il fût le troisième pays le plus touché par la catastrophe, il refusa l'Aide Internationnale aux premiers secours, ainsi je souhaitais voir comment ce pays appréhendait la conjoncture - Témoigner sur ce que deviennent les victimes les mois qui suivent une catastrophe de cette ampleur Plus de 12.000 personnes trouvèrent la mort, des centaines d'autres sont encore portées disparues et des milliers de maisons ainsi que du matériel de pêche furent détruit. Les villages les plus endommagés furent ceux de la communauté des pêcheurs et des Dalits, se situant au plus près de l'Océan Indien. Très rapidement, il y a eut un afflux de 515 ONG Indiennes le long de la côte sud-est, pour venir en aide aux victimes. Dans un premier temps des abris temporaires furent dressés, puis celles ci ont recensé le nombre de barques détruites afin de les remplacer. En Mars 2005, il ne restait plus qu'un quart des OGNG en action sur le terrain. Le gouvernement versa une indemnité mensuelle de 1000 roupies (17 euros) par mois et par familles jusqu'en mai 2005. La distribution de nourriture (riz, huile, eau potable, épices)continue avec un système de carte de rationnement distribuée par foyer. Source du Collector Office, centre régissant toutes les Organisations Non-Gouvernementales, basé à Nagapattinam (Tamil Nadu). 
1. Témoignages (diptyque) 
Je me suis rendu dans plus de 25 villages sur la côte. Au fil de mes rencontres les victimes ont accepté de témoigner de façon individuelle. Ainsi au travers de ces dyptiques je souhaite mettre en avant les conséquences d'une telle catastrophe et les traces que celle ci a laissé. 
2. Retour à la pêche dans le port de Nagapatinam 
Malgré les difficultés personnelles que chaque homme et femme ont dû affronter, la volonté de se relever mais aussi le besoin de retourner à une vie normale l'ont emporté. Dès le mois de février les bateaux qui pouvaient l'être furent réparés par leur propriétaire qui employèrent des pêcheurs au chomage et des charpentiers. Ainsi dès le mois de juillet le port retrouva son activité d'avant le 26 décembre 2004. 
3. Reconstruction des maisons 
La reconstruction des maisons s'annonce longue et difficile pour la majorité des villages touchés. En effet le gouvernement et les ONG sont en pourparlers à ce sujet sur un commun accord d'essayer de trouver l'espace à l'intérieur des terres (entre 200 et 500 mètres) afin de prévenir pour le futur. Mais ils sont confrontés à deux problèmes bien encrés : d'une part trouver l'espace nécessaire d'autre part faire cohabiter deux communautés différentes (ex : celle des pêcheurs et des Dalits). Cependant dans la région de Nagapattinam une dizaine de villages bénéficient déjà des premières maisons même si les conditions posées par le gouvernement et les ONG ne sont pas toujours respectées. 
Produits Kodak Professionnal utilisés 
Papier Kodak Endura 
photographie.com : 2006-05-02

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