La vie après la révolution

Bourse du Talent Reportage #45 /
La vie après la révolution / Baptiste Giroudon / page 1
La révolte du peuple égyptien est apparue très vite comme un mouvement capable de renverser le cours des évènements en place. Relayé par les ondes et sur les petits écrans du  monde entier, ce réveil spectaculaire et démocratique annonçait déjà sa dimension historique. L'occasion rêvée de devenir le témoin sensible et privilégié d'une grande Histoire entrain de se faire. Toute la question était  maintenant de savoir comment traiter ce souffle de Démocratie ?

 

14 fevrier 2011, Le drapeaux égyptien flotte à nouveau sur le Nil. 
J'ai choisi d'attendre la chute du président Moubarak pour me rendre sur la place Tahrir, lieu symbolique de cette lutte révolutionnaire, afin d'y saisir « l'image d'après », celle avec laquelle précisément, on s'efforce de prendre du recul, de comprendre et de s'interroger. Je suis donc arrivé le 12 février, au lendemain d'une victoire que le peuple continuait de célébrer avec l'effervescence qu'on imagine. C'était le début d'une nouvelle ère, celui d'un renouveau qui malgré l'incertitude, transporte les visages de la Libération. Le jour suivant, l'armée avait dissout le parlement et suspendu la constitution. Le sort de cet embryon démocratique était  désormais aux mains des militaires. Qu'allait il devenir ?
Assez vite et malgré ses grands bouleversements, le pays renouait avec son quotidien. Les commerces, les banques, les bazars avaient réouverts et déjà la place Tahrir s'offrait comme un lieu de pèlerinage. C'est donc avec l'idée de  témoigner de ce passage

 

photographie.com : 2011-03-10

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