Gilles Mora a relevé le pari de ces Rencontres Internationales de la Photographie pour la deuxième fois. Ce grand rocker nous a concocté cette année une programmation construite autour du métissage des genres. Ainsi, il a fait appel à des artistes polyvalents, plasticiens, cinéastes, critiques…cette année pourtant, s’il est monté sur le devant de la scène, ce n’était plus pour faire danser Catherine Trautmann, au rythme de sa guitare, mais plutôt pour se défendre de ses choix.

 

Jacob Tuggener - Tanzende Frau (dancong lady) - 1949
© Jacob
Tuggener Fondation


Gilles Mora a relevé le pari de ces Rencontres Internationales de la Photographie pour la deuxième fois. Ce grand rocker nous a concocté cette année une programmation construite autour du métissage des genres. Ainsi, il a fait appel à des artistes polyvalents, plasticiens, cinéastes, critiques…cette année pourtant, s’il est monté sur le devant de la scène, ce n’était plus pour faire danser Catherine Trautmann, au rythme de sa guitare, mais plutôt pour se défendre de ses choix.

Avec sa fougue habituelle, Gilles Mora a dû combattre la critique. Et cette année encore, elle était à la hauteur de la tradition arlésienne ( feux contre-feux). Pour justifier ses choix, ce vétéran de la photographie s’est expliqué tous les matins sous le fameux micocoulier, avec plus ou moins de conviction face aux différentes critiques.

Pourtant, il est indéniable que ses choix suivent bien une logique, mais comme il l’exprime:
" Tout cela a un sens ; et si ce sens, on n’arrive pas à le rendre sensible, c’est que j’ai un problème de communication. "

C’est peut-être pour rendre sa programmation plus claire, qu’il a justement prévu pour la prochaine édition des rencontres en 2001 de réduire le nombre des expositions à 8.
Il convient de rappeler que depuis qu’il est le directeur artistique des Rencontres, il s’est efforcé de réduire le nombre des expositions progressivement.

Et puisque Gilles Mora a rempilé pour la troisième année, il a dévoilé lors de la dernière conférence de presse son thème : ‘l’anonymat’ et annoncé l’ invitation faite à Larry Clark pour son prochain festival.
Pour cette édition 2000, c’est l’exposition d’Urs Stahel " Hybride " et celle de Tuggener qui auront été ses plus grands bonheurs, " mais à côté de cela, il n’y a pas une exposition dans laquelle je ne me suis pas impliqué, donc j’ai eu un coup de cœur pour toutes…"