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Paolo
Toeschi (Maire d'Arles et Président des RIP) :
" Il faut sourire aux nouvelles technologies. Pour Arles, cest
important.
Parfois, ce nest pas apprécié, parfois ce nest
pas compris, cest à vous professionnels de faire montre de
pédagogie. Ici, au festival, nous avons présenté
une bonne palette de toutes les nouvelles techniques. "
Henry
Chapier (Président de la Maison Européenne de
la Photographie):
à propos de la soirée "On Air"...
" Une soirée comme celle-là va, à mon avis va
faire changer les mentalités ".
Nicole
Eischman (photographe et membre du bureau de l'UPC):
" Jaime les Rencontres parce quelles sont un lieu déchanges
entre professionnels du monde de limage. Il est toujours intéressant
dessayer des expérimentations nouvelles. Cétait
mérité que la soirée Modotti soit chahutée,
parce que le réalisateur sest trop fait plaisir. Le verbiage
des deux comédiens autour des photos était trop prenant,
trop pesant.
Quant à la première soirée, les images des photographes
passaient dans une grisaille. Au final, on ne retient pas une seule photo.
Mais cest plutôt bien dans le sens où cela provoque
le débat."
Sam
Stourdzé(directeur
de NBC et commissaire de l'exposition "Tina Modotti et la Renaissance
Mexicaine")
" La soirée Modotti est aux antipodes de ce que jai
voulu présenter dans mon exposition. Avec cette dernière,
jai voulu libérer Tina Modotti de lemprise quavait
Edward Weston sur elle et son travail. Nous cherchions à reconsidérer
le travail de Tina Modotti photographe. "
Luc
Delahaye (photographe chez Magnum, lauréat du Prix Oskar
Barnack-leica)
à propos du droit à limage
" La réglementation
en France est étouffante. Avec du recul cependant, je pense que
la loi qui protège les gens photographiés est plutôt
bonne. Mais, je ne veux reconnaître aucune de ces lois. Cela ne
mintéresse pas, je veux être en marge de la loi.
Il y a une certaine esthétique du vol, comme il y a une esthétique
de lévasion. Cest plus beau de sortir dun endroit
si on nous en empêche. "
Alain
Bergala
(cinéaste et ex-rédacteur en chef des Cahiers du Cinéma)
" Pour moi, la photo nest pas un spectacle. Mon rapport à
la photo est solitaire ou à deux. Je pense que cest pour
cela quil y a toujours beaucoup de musique ici, au cours des soirées,
pour que le public oublie quil est seul avec les photographies.
Nous avons donc essayé de faire quelque chose dun peu différent.
Cest juste une proposition. Comment réussir à parler
de la photographie dune manière différente, avec moins
de musique, de façon plus chuchotée. Pour une relation plus
forte entre lécran et le public, dans une relation à
deux. "
Xavier
Zimbardo (photographe et correspondant pour un journal mexicain)
" Limportance des Rencontres dArles tient dans le fait
que ce sont justement des Rencontres. Et beaucoup des photographes devenus
aujourdhui des grands, des noms, se sont rencontrés ici (Dolorès
Marat, Didier Ben Loulou(
). Auparavant, les jeunes auteurs pouvaient
échanger leurs adresses, discuter autour des portfolios
Lemplacement de lArlatan, sous légide de Jean-Claude
Lemagny incitait des responsables de galeries, de musées, à
venir à sinstaller et à consulter les dossiers.
.Aujourdhui malheureusement, la faculté de se rencontrer
pour les porteurs de port-folios est bien moindre quavant. La galerie
dessai manque de visibilité, et de transparence (il faudrait
que lon sache mieux qui va venir et qui sont ces gens qui participent
aux lectures, aux jury).
Parce que la différence avec les autres festivals comme celui de
Cahors, cest que les rencontres dArles sont un lieu pour les
créateurs, pour les rencontres. "
Philippe
Dollo, (jeune photographe français habitant aux Etats-Unis)
:
" Arles 2000 ? Ce fut surtout les projections de La Lucarne dArte
au cinéma le Méjan !
Pendant le film de Serguey Dvortsevoy " Highway ", je ne peux
lexpliquer
je lai senti monter très fort dans
la poitrine et jai éclaté en sanglots. Lémotion
pure
no comment."
Daniel
Vigears (journaliste)
" Il faut rendre Arles aux photographes. Il est important que les
photographes reprennent le pas sur les Rencontres. "
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