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Info ou intox La presse grand public, en affirmant qu'avec le Nikon D1 un boîtier offrait, pour la première fois, la qualité de l'argentique en numérique, c'est un peu laissée emporter par son enthousiasme. On en est encore loin et en fait il existe des appareils tels les Kodak DCS 560 et 660, munis de capteur de 6 Millions de pixels, qui produisent des images dont la qualité est très supérieur au D1. Cependant cette campagne repose sur une réalité. Pour la première fois on a une définition suffisante pour pouvoir envisager un grand nombre d'utilisations à un prix (d'annonce !) de + ou - 30000 F. H.T. qui ne donne pas le sentiment à des photographes indépendants de jouer leur survie économique à pile ou face. Les réels pixels Dans ce contexte très particulier, Kodak et Minolta mettent tous les deux sur le marché, dans l'indifférence générale, de nouveaux boîtiers numériques, réellement disponibles, qui, au moins sur le papier, ne semblent pas très éloignés du Nikon D1, ne serait-ce que dans la mesure où leurs capteurs produisent des images de poids comparable même si les technologies mises en oeuvre sont différentes. Si les difficultés rencontrées par l'outil industriel de Nikon pour livrer en quantité suffisante son appareil participent d'une campagne géniale dans la mesure où ce qui est rare n'en est que plus désirable, les retards accumulés par le Minolta RD3000 lors de sa mise au point expliquent sans doute cette relative discrétion. Sa sortie, annoncée et sans cesse reportée depuis plus d'1 an, a semblé trop tardive à bien des observateurs pour qu'il soit encore compétitif face à une nouvelle génération d'appareil symbolisée par le D1. Nous verrons que malgré de sérieuses limites sur lesquelles nous reviendront en détail, il offre, avec ses objectifs, un remarquable rapport qualité/prix. Le cas du Kodak DCS 330 est plus étonnant. La notion de non-évènement serait, me semble t il, l'expression qui caractériserait le mieux l'acceuil qui lui a été réservé par les media. La situation est d'autant plus surprenante, qu'il chasse sur les mêmes terres que le D1, dans la mesure où ils peuvent recevoir les mêmes objectifs. Le match des réels pixels Malheureusement, je n'ai pas pu disposer d'un Nikon D1. Mes deux appareils doivent donc affronter un adversaire dont l'ombre écrase le match mais qui, pour l'instant, ne se présente pas sur le ring. Le challenger est le Kodak DCS 330 et l'Outsider: le Minolta RD 3000 Toutes les prises de vue du boîtier KODAK DCS 330 ont été réalisées avec le Minolta RD 3000 équipé de l'objectif Minolta Vectis 50 mm macro ou du zoom MINOLTA Vectis 22-80 et inversement, toutes les prises de vue du boîtier RD 3000 ont été réalisées avec le KODAK DCS 330 équipé du Macro Nikkor AF 60 mm (f2,8). Thierry Dehesdin
Dimâge RD 3000 |