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L'écran photographique
En termes d'ergonomie, je trouve qu'un écran situé au dos de l'appareil est moins pratique qu'un écran situé sur le dessus. Cependant, comme il contient un très grand nombre d'informations et ne suppose pas moins de 8 boutons, il est certain que c'était la seule place envisageable. Comme dans l'écran précédent c'est en appuyant sur un bouton et en tournant la roue dentée qui commande également les vitesses d'obturation que l'on accède aux différents choix.
- Le bouton situé en haut et à gauche permet d'illuminer l'écran LCD avec une jolie lumière verte, indispensable en lumière faible.
- Le bouton Ps permet, en tournant la roue dentée, de sélectionner des programmes préréglés tels que Portrait, sport, paysage, macro, hyperfocale etc.
- Le bouton MDE commande, en tournant la roue dentée, le mode d'exposition: automatique, manuel, priorité à l'ouverture, priorité à la vitesse;
- Avec le bouton FNC, les choses se gâtent sérieusement coté ergonomie. On commence par faire clignoter, en appuyant sur FNC et en tournant la roue dentée, le symbole qui commande une des fonctions suivantes - zone de mise au point autofocus - rafale ou vue unitaire - mode de synchro du flash (anti-yeux rouges, deuxième rideau, synchro lente) - bracketing de l'exposition ou du flash - compensation de l'exposition au flash - fonctions enregistrées en mémoire - sensibilité ISO - puis on utilise la touche set pour indiquer ses paramètres.
- Le bouton (.) permet d'accéder aux trois modes de contrôle de la cellule (mesure matricielle, mesure pondérée centrale, mesure spot).
- Le bouton +/- permet de corriger l'exposition.
- Le bouton RESET en association avec Ps supprime tous les réglages et remet l'appareil en configuration sortie d'usine.
- L'inscription BUSY indique l'emplacement d'une diode rouge qui reste allumée tant qu'une image est en cours de traitement et d'enregistrement dans l'appareil.
- On distingue à gauche, un orifice mystérieux signalé dans la documentation comme un port série qui n'est pas encore en usage et sur lequel il ne faut surtout rien connecter et à droite, le micro qui permet d'associer un commentaire aux images.
Le filtre anti-aliasing
Le DCS 330 est équipé d'un filtre anti-aliasing (et infrarouge), situé entre le miroir et l'objectif, qui aura fait couler beaucoup d'encre.
Ce filtre supprime la compatibilité avec les optiques Nikkor qui ont un bloc optique reculé, en particulier les Nikkor IX spécialement développées pour l'APS. Par contre, la compatibilité est assurée avec la plupart des optiques F.
Sa fonction est double: couper les infrarouges et diminuer la résolution de l'objectif pour éviter des effets de moirage sur les détails les plus fins. Nikon a mis en oeuvre une solution plus élégante techniquement en plaquant sur son capteur un filtre au niobate de lithium pour atteindre le même résultat. Mais la solution choisie par Kodak protège efficacement le capteur des poussières (encore que si le filtre est plus facilement accessible que le capteur, par contre on se retrouve avec trois surfaces à nettoyer au lieu d'une) et surtout présente l'avantage d'être réversible. Kodak offre d'ailleurs la possibilité de remplacer ce filtre anti-aliasing par un filtre qui n'arrête que les infrarouges.
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J'ai agrandi un détail jusqu'au rapport un pixel/image=un pixel/écran sans intervention autre que la conversion du TIFF en JPE |
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Détail avec le filtre
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Détail sans le filtre
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Image de départ
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On constate que l'on gagne en définition en enlevant le filtre, mais que, comme prévu, on crée des artefacts colorés visibles sur le cadran de la montre. Il est cependant difficile de savoir si c'est réellement gênant dans la réalité, car pour que, sur une sortie papier, ce détail soit aussi grand, il faudrait imprimer la photographie sur un format qui serait de l'ordre du 40x50 cm.

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