L'occupation du Sud Vietnam par les États-Unis (1965-1975) a vu émerger toute une génération d'enfants métis nés de mère vietnamienne et de père américain. La culture asiatique, profondément ancrée dans la xénophobie et le racisme, n'accepte pas ces enfants américano-vietnamien (Amérasiens ou My Lai), et les traite comme des parias. Ces enfants, maintenant jeunes adultes entre 20 et 30 ans, ont été victimes de la haine et du mépris toute leur vie.

"Cet essai photographique a été mené sur quatre séjours à Ho Chi Minh Ville (l'ancienne Saïgon) et ses environs de 1992 à 1995. Je dépeins la tension, l'appréhension et le désespoir de ces Amérasiens. Mon but est de le poursuivre aux États-Unis. De voir comment les "chanceux" qui y sont allés, ont réalisé que vivre dans "le pays de leurs rêves" pouvait se transformer en un véritable cauchemar. Ce travail est mon combat contre l'oubli."


"Il est aussi la quête de mes racines et de mon identité".