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Sous sa couverture peau de pêche, le beau petit livre s'ouvre sur une lettre, la lettre qu'un soldat écrit le 23 mars 1915 à son institutrice restée en Corse. Du soldat et de l'institutrice, nous ne connaîtrons que les initiales des noms de famille, T. et C. Mais de la Corse, Bernard Cantié nous livre des image troublantes de vérité et de profondeur, au noir et blanc aussi âpre que les visages qui y défilent, de trois ou quatre âges.

Autant que Notre-Dame de Paris ou la Tour Eiffel, Versailles continue d'attirer les foules du monde. Avec, sur les deux autres aimants touristiques, le supplément d'une certaine idée de la monarchie qui aurait survécu aux révolutions et fait fi du principe de la République. Les Français persévèrent dans leur faible pour les rois, même si les Parisiens se pressaient pour en voir guillotiner un.

Liangzhou Festival 2014
Reportage Marie-Odile Perrulli
Liangzhou Festival 2014 | Dai Xiang Lei Feng, un reportage de Marie-Odile Perrulli
Liangzhou Festival 2014
Reportage Marie-Odile Perrulli
Liangzhou Festival 2014 | Guo Xianzhong | Chinese Prisoners, un reportage de Marie-Odile Perrulli
Liangzhou Festival 2014
Reportage Marie-Odile Perrulli
Liangzhou Festival 2014 | Liang Jianyong | Taihang Family, un reportage de Marie-Odile Perrulli
Liangzhou Festival 2014
Reportage Marie-Odile Perrulli
Liangzhou Festival 2014 | Zhao Rongrong | Fat Girls, un reportage de Marie-Odile Perrulli
Liangzhou Festival 2014
Reportage Marie-Odile Perrulli
Liangzhou Festival 2014 | Cheng Wenjun | The Sun Also Rises, un reportage de Marie-Odile Perrulli
Liangzhou Festival 2014
Reportage Marie-Odile Perrulli
Liangzhou Festival 2014 | Orphelins | Jian Jiang, un reportage de Marie-Odile Perrulli

Il faisait partie du groupe de quatre personnes réunies par Robert Capa pour fonder en 1949 l'agence de presse qui reste le symbole des grandes heures du photojournalisme mondiale. Avec ses lunettes qui lui mangeaient le visage sans altérer son sourire, avec son grand front, David Seymour, passait pour l'intellectuel Magnum Photos, ce que justifiaient sa culture, ses études en physique et en chimie à la Sorbonne, sa conversation, son goût pour la musique qu'il ne trahissait pas en se mettant au piano.

On ne s'attendait pas à un livre simple encore moins à titre niais. Cet angle de réflexion qui joue sur les puissances trompeuses de l'esprit, sur la naïveté du spectateur et sur son temps de réponse à l'allusion, est bien sûr ce qui fait la saveur du travail du nouveau surréaliste qu'est Chema Madoz, quand tout est détourné sinon dénié, les ombres et  les volumes, la matière et les éléments, les objets utiles ou très chers, les livres à tiroirs, les châteaux de portes et les roses qui ne se sentent plus d'hameçonner.

D'Ambroise Tezenas, je me souviens de l'excellent "Pékin, théâtre du Peuple", publié chez le même éditeur Actes Sud. L'ouvrage nous montrait la frénétique métamorphose dictée par l'ambition d'offrir un nouveau visage de la capitale chinoise qui accueillait les Jeux olympiques d'été de 2008. Où l'on voyait l'âme des quartiers populaires des hutongs disparaître sous les potences des grues et les chenilles des bulldozers.

L'arlésien Lucien Clergue, le photographe qui s'est battu pour la photographie et l'art dans tous ses sens, est décédé dans la nuit du 14 au 15 novembre 2014. Ce triste événement intervient dix jours après la disparition de son ami musicien Manitas de Plata. Le monde de la photographie perd un de ses grands maîtres. 

Lucien Clergue, Arles 2014 © Charles-Henry Bédué

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