"La ville est le locus de la mémoire collective", écrivait l'architecte d'origine italienne Aldo Rossi. Conscient du rôle de porteur de mémoire de l'espace urbain, Takuji Shimmura choisit la capitale albanaise Tirana comme espace privilégié de ses recherches. À la manière d'un documentaliste, il enregistre les différents courants et perspectives des formes architecturales, depuis l'époque Ottomane du dix-neuvième siècle, en passant par le communisme et jusqu'à nos jours. Mélange de densité et de vacuité, incohérents mais indissociables, les éléments constituent des paysages hybrides d'où les scènes quotidiennes se détachent.