Bourse du Talent #77 Reportage

Ensemble les portfolios des photographes sélectionnés pour la session #77 Reportage de  la Bourse du Talent représentent une remarquable photographie du monde et des conflits. Si chacun de leurs regards est singulier, tous partagent une même force et un engagement à voir et à montrer.

Taous Dahmani lors du jury de la session #77 Reportage de la Bourse du Talent, le 28 mai 2019  | Benjamin Poussard

Le jury réuni le 28 mai 2019 à la Galerie Folia au 13 rue de l'Abbaye à Paris (6ème arr.) était composé par Stuart Alexander, Taous Dahmani, Sophie Dufau, Guillaume Herbaut et Marie Sumalla.

Voici les portfolios des photographes sélectionnés pour cette session de la Bourse du Talent | Reportage : Didier Bizet, Nicola Bertasi, Gael Cloarec, Sébastien Leban, Sidney Léa Le Bour, Jeremy Lempin, Nathalie Lescuyer, Nadège Mazars, Valery Melnikov, Clea Rekhou,  Adrienne Surprenant, Jin Tian, Florence Zufferey et Zukhra Sharipova.

Guillaume Herbaut | Benjamin Poussard

Guillaume Herbaut lors du jury de la session #77 Reportage de la Bourse du Talent, le 28 mai. | Benjamin Poussard

La Bourse 2019 Reportage a été attribuée à l'unanimité du jury à Nathalie Lescuyer pour Need. Les portfolios de Nicola Bertasi, Sébastien Leban, Nadège Mazars et celui de Zukhra Sharipova ont été remarqué par le jury. La qualité de l'ensemble des travaux sélectionnés a été saluée par l'éditeur Stuart Alexander. Marie Sumalla et Guillaume Herbaut ont souligné leur engagement. 

Note - Plusieurs photographes présentent également un portfolio lors d'une session ultérieure de la Bourse du Talent.

  • War still flows today, like a river, in our imagination. Death and devastation are the mosaic of those news that keep following one another in the newspapers, on the web, on television, on the radio. Death and war are the archetypes par excellence of current events. The regime of this 21st century is precisely that kind of actuality understood just as present tense. Only present tense, only now, just for a while. Like a story on Instagram.
  • War still flows today, like a river, in our imagination. Death and devastation are the mosaic of those news that keep following one another in the newspapers, on the web, on television, on the radio. Death and war are the archetypes par excellence of current events. The regime of this 21st century is precisely that kind of actuality understood just as present tense. Only present tense, only now, just for a while. Like a story on Instagram.
  • Une mélopée de prières récitées par une trentaine de personnes entre les murs décrépits de l’hôpital Hajrat Shah Ali Bagdadi marque le deuil du jeune Maruf, 8 ans. L'enfant, auparavant en bonne santé, est l’une des victimes de la pire épidémie de dengue à Dhaka, Bangladesh, depuis l’an 2000.
  • Depuis plusieurs années, les consciences s’élèvent, à juste titre, face à la souffrance des victimes de violence domestique. Les hommes qui en sont les auteurs sont exclus du dialogue et de la recherche de solution face à ce fléau.
  • En Chine, dans les zones rurales, la mise en place de la politique de l’enfant unique et le coût élevé de la vie ont entraîné l’abandon des nourrissons handicapés au profit de ceux en bonne santé.
  • Al-Minyaen Égypte, c’est la source principale de travail. Presque tous les hommes en âge de travailler dans la région s’y rendent 6 jours sur 7.
  • Les Errantes a été réalisé avec les femmes sans-abri et souvent sans-papiers, en situation de très grande exclusion sociale et touchées tant émotionnellement que psychologiquement. Ces femmes de toute âge, admirables, courageuses, respectueuses, très bien éduquées ont changées mon regard. J'ai l'habitude de voir les sans-abri bizarres et anormaux, sales et repoussants par leur image, leur odeur... alors que ces femmes sont à l'opposées de cette image. Elles prennent soin de leur apparence et sont très discrètes.
  • À l’époque soviétique, lorsque l'on parlait du Donbass, celui-ci évoquait des mines, des montagnes de charbon et des rivières d’acier. Cette terres incarnait les succès de l’industrialisation. Il attirait de tout le pays, des hommes qui n’avaient pas peur de travailler dur. La région a été un véritable chaudron où des gens venus des régions les plus reculées de l’URSS se sont forgé une nouvelle identité : soviétique par excellence.
  • Au Monastère de Géronde à Sierre, les sœurs y vivent en communauté cloîtrée depuis 1935, et la population ne peut pas pénétrer dans le domaine. La communauté vit dans le silence, la prière et le travail. Les sœurs perçoivent également un revenu par la production d'hosties et la confection de vêtements liturgiques.
  • Parfois, les images s’imposent dans le silence du regard sans qu’il soit nécessaire d’en dire trop… En fabuleuse alchimiste du temps, du réel et du hasard, la photographie peut être - et c’est le cas ici - le fruit d’une nécessité intérieure. Le titre need donné par Nathalie Lescuyer à cette suite ouverte d’images atteste de cette nécessité, sans doute, vitale.
  • Dans l’armée française, la Légion Étrangère est un corps à part. Composée d’engagés volontaires étrangers de 140 nationalités différentes, elle est régie par ses propres règles de tradition et animée d’un très fort esprit de cohésion.
  • L'île de Tangier est une métaphore de l'absurde. C'est la chronique de la mort annoncée d'une des communautés les plus reculées de l’est des Etats Unis. Ses habitants, climatosceptiques convaincus, voient leurs terres s’enfoncer peu à peu dans l’océan et refusent la réalité qui s'écrit sous leurs yeux.
  • La première fois que j'ai visité la région du Donbass, c'était au début de l'été 2014, juste au début du conflit militaire. Personne ne savait à ce moment combien de temps ce conflit durerait, et combien les conséquences de ce conflit seraient difficiles et pénibles. Les habitants du Donbass espéraient vraiment que la guerre se terminerait rapidement et que la paix reviendrait à la paix dans leur pays qui souffre depuis longtemps. Trois ans passèrent. La phase active du conflit est terminée, mais il n'y a pas encore de paix.
  • Au Salvador, quand on appartient à un gang c’est pour la vie. Mais il y a une exception : quand « Dieu réclame une âme », par la mort, ou par dévotion religieuse. La conversion à l’évangélisme est devenue l’unique possibilité tolérée par les leaders de gang de sortir du gang en restant en vie.